dimanche, octobre 29, 2006

Pas groupie, mais * :-) *

Prenez trois (petites) demoiselles. Mettez les au concert de Vincent Delerm, alors qu'elles n'apprécient que très moyennement son nouvel album. (Places achetées avant l'écoute ^^).
Au final, vous obtiendrez ça -> :D

J'explique.
Déjà, quand on est arrivées (en retard de 10 minutes, pour des raisons que je n'ose pas détailler ici, histoire qu'on ait trop honte :p), en levant les yeux sur la scène, qu'est ce que je vois ? UN VIOLONCELLE! (Promis, j'ai pas pleuré.)
Tout de suite, j'ai pardonné au monsieur derrière son piano les arrangements bizarres de son dernier album.

Les chansons passent, dont quelques unes de ses anciens albums (mais pas Cosmopolitain, on peut pas tout avoir dans la vie.)
Le tout aggrémenté de vidéos, rétroprojections, petites mises en scène et surtout d'(auto)dérision.

(Il est tout à droite ^^.) Photo prise par Melle J.

Tout ça pour dire que Vincent Delerm n'est pas juste un type qui chante des choses comme Aujourd'hui, j'suis sorti de chez moi, j'ai vu un chien et une vieile etc, cloué à son piano.
Si vous en avez l'occasion, allez le voir sur scène, vraiment. (Euh, sauf en cas d'allergie sévère ^^.)

Voilà, c'était mon coup de coeur du mois :).


dimanche, octobre 22, 2006

Vents et marrée (basse).

Quelques efforts, maladroits, des deux côtés. D'ailleurs, je crois qu'il y a plutôt trois, de côtés.

Petit frère dit qu'il veut faire comme moi : bac L, fac de psycho, les Restos...
Quand il m'a demandé combien de moyenne j'avais à son âge, j'ai préfère prétendre que je ne m'en souvenais plus.
Y a plus qu'à espérer que quand il aura moins de problèmes d'hormones (eh oui, ça commence déjà), il s'ouvrira d'autres portes.
Et que personne ne suive mes traces.

J'ai participé à leur nouvelle activité du dimanche : rouler sous la pluie.
Le premier quart d'heure, on se laisse bercer, mais ça devient assez vite lassant, surtout quand le principal sujet de discussion est le grand prix de formule 1 du soir...

C'était tout de même l'occasion de parler du violoncelle, de mes petits projets qui prennent vie.
D'ailleurs, j'ai remarqué que la plupart des gens commencent par répéter "violoncelle", et puis très vite, ça devient "violon".
Alors, j'ai expliqué que non "Violon, alto, violoncelle, contrebasse : du plus aigu et plus petit, au plus grave et encombrant. Donc tu vois, le violon et le violoncelle, c'est pas pareil, c'est un peu comme si tu comparait une mobylette à une moto."(Au passage, mes excuses aux violonistes, que je ne discrime pas, hein.)
Je n'en dirai pas plus : j'attends que tout ça se concrétise encore un peu plus. Mais, bientôt. :-).

Avant de rentrer, il a arrêté le moteur. Parce que je voulais voir la mer.



Mais comme il pleuvait, que le vent soulevait dangereusement ma jupe, et que petit frère boudait dans la voiture, on l'a rapidement quittée.

Et puis, voilà. Dans moins de deux heures, une nouvelle semaine recommence.



EDIT (2/11/06)

Tiens, c'est amusant... Un écho.




mercredi, octobre 04, 2006

Y a des jours où on se dit qu’on a bien fait de se lever.

Tout commence ce matin, 10h.
Alors que j’attends de trouver la motivation nécessaire pour sortir de mon lit et aller finir de taper mes cours de la vieille, on sonne : le plombier commandé par la gardienne.

Une fois le monsieur entré, je me rends compte que sur l’étendoir, en plein milieu de la pièce, y a quasi tous mes sous-vêtements qui sèchent… Donc je reste plantée devant, le temps de retrouver assez de neurones pour avoir l’idée de mettre un drap par-dessus.

Ca parle beaucoup, un plombier.
Au début, c’était des « Oulala », légèrement angoissants… Et puis il s’est rapidement mis à me raconter sa vie. "Vous êtes étudiante en droit ?" "Ah, en psycho ! Ben vous devez être dans la même fac que ma femme, elle est en troisième année de socio !"
Comme le monde est petit ^^.

16h30, direction la fac pour mes 3 heures de cours du mercredi. (Comme, la vie est dure.)
Arrivée dans le hall avec mademoiselle C., je croise Alicia (tu veux être une anonyme aussi ? :p) qui a failli me faire avoir une crise cardiaque : "Les résultats sont affichés !"
Oui, faut que je précise qu’en début de semaine, un foudroyant beug informatique repoussait les résultats à « ultérieurement »... Donc je pensais qu’ils ne seraient pas (ré)affichés avant au moins vendredi.
Je tourne les pages en tremblant de partout, et… C’est bon, j’ai mon année en entier, même pas de S1 à rerattrapper comme je le craignais !!!
Moment de joie intense,larmes aux yeux et tout et tout.
(Du coup, demain j'irai vider mon compte pour obtenir le bout de carton qui fait que vous êtes un(e) vrai(e) étudiant(e).)

Avec mademoiselle C., on va s’installer dans la salle de psychopatho', hyper motivées.
Dix, vingt, trente minutes passent, sans prof.

Champ’ (y a plus qu’à prier pour qu’il ne tombe jamais sur mon blog ^^) tout content de pouvoir faire une annonce : pas de prof aujourd’hui, « vous pouvez rentrer chez vous ! »

Journée épuisante, n’est-ce pas ?

Direction la Fnac, à la recherche d’A l’Ouest d’Olivier Adam.
Sauf que ça fait deux semaines qu’ils l’ont commandé, il n’est toujours pas arrivé.(Amazon me sauvera.)
Du coup, j'suis restée avec Delerm (Philippe) et sa Sieste assassinée, jusqu’au « Il est 19h, nous vous invitons à regagner les caisses, le magasin va fermer. » (Vous croyez qu'il y a des gens qui se forcent à acheter quelque chose, parce que la voix dit « les caisses » et pas « la sortie » ? )

Dernier détour : traiteur asiat’, histoire de marquer un peu le coup ^^.
En passant devant Pouf land, je crois entendre Never fall in love d’Emilie. Mais non, impossible… Hallucination auditive, ma pauvre !. Je retourne sur mes pas et... si..!
Un des plus grands chocs de ma vie.

D'ailleurs, en parlant d'Emilie, comme j'suis de bonne humeur, je partage...


vendredi, septembre 29, 2006

Mode plaintes ON.

C’est parti !

A 15h45, Audrey rejoint mademoiselle E. et une de ses amies devant la fac.
Objectif : se frayer un chemin jusqu’aux résultats.
Finalement, beaucoup moins de monde que prévu. On tourne les pages nerveusement, jusqu’ à trouver nos noms.
"Putain, j’avais 8 et quelques, maintenant j’ai encore moins !"
Là, le cœur d’Audrey accélère encore un peu.
Plus qu’une page… DEF. C'est-à-dire « défaillante », comme si elle ne s’était pas présentée aux épreuves.
Elle ferme les yeux deux secondes, les rouvre, mais non, toujours DEF.

La panique monte, direction le secrétariat.
"Excusez moi, j’crois qu’y a un problème avec mes résultats… J’suis défaillante sur le papier, alors que…
- Revenez lundi avec votre relevé de notes de la session de juin.
- Oui mais, lundi c’est la rentrée, et du coup j’sais pas si j’suis en L1 ou L2…
- Ben je sais bien ! Revenez lundi !"

Ok, gé-nial.
On respire, et on redescend.

Plusieurs personnes sont dans le même état, « DEF » alors qu’elles se sont présentées aux exams.
"Pas la peine de monter au secrétariat, vous allez vous faire rembarrer, faut repasser lundi."

D’après ce qui est affiché, E. n’a pas son année. Heureusement, son amie, qui n’est pas étudiante dans cette fac (de merde), essaye de détendre l’atmosphère du mieux qu’elle peut.

Sur le chemin du retour, E. appelle plein de gens pour aller boire un café, pour se remonter un peu le moral.
(Audrey, on s’en fout, hein, elle est pas invitée. )

Début de soirée, direction l'entretien pour donner des cours particulier d’anglais à un collégien.

C’est fou ce que les gens puent dans le métro (ou tram, pour les gens qui sont pas de la région ^^).

40 minutes d’avance, à marcher, sans trop s’éloigner pour ne pas risquer de se perdre.

18h, Audrey retourne devant la maison au portail blanc, en se disant que c’est un peu bizarre que tous les volets soient fermés.
Elle sonne, personne.
Elle décide de revenir dans 15 minutes.
Son deuxième tour de pâté de maisons terminé, elle re sonne. Toujours personne. Et l’hypothétique employeuse est sur répondeur.

Ne voulant pas se recoller aux gens puants dans le métro, Audrey décide de prendre le bus. Comme les journées de merde le sont jusqu’au bout, elle se trompe de sens.
Donc elle rattend le (bon) bus.

Une pauvre conne s’assoit en face d’elle, et la dévisage.
Regard méchant, regard de dépressive, rien n’y fait, visiblement ça amuse beaucoup la conne.
Donc Audrey va s’asseoir plus loin, et (re)met Tiersen dans ses oreilles, très fort.

Une fois arrivée, elle va sonner chez sa voisine, histoire de socialiser un peu, et de se changer les idées.
Pas là. (C’est le moment où Audrey rit nerveusement toute seule tellement elle en a marre.)

En résumé : joie et bonne humeur ^^ !

L’emploi du temps de L1 est imprimé, au cas où…
Objectif du week end : dormir le plus possible, ne pas penser.

Ca y est, j’ai fini de me plaindre !
Y a plus qu’à espérer que la semaine qui vient ne sera pas aussi pourrie qu’aujourd’hui.

vendredi, septembre 22, 2006

Méfiez-vous des diviX.

De retour en salle info, ça faisait longtemps !
Eh oui, à l’heure qu’il est, mon ordi est à moitié décédé.
Tout a commencé avec A la folie pas du tout. Alors qu’Angélique sortait de l’HP, le diviX a explosé dans le lecteur. (Non, ce n’est pas une blague.)
Donc hier : journée dehors.

Après avoir parcouru la ville pour trouver tout ce qui faut pour l’invitation annuelle des parents à manger, j’apprends qu’ils n’ont plus envie de venir.
Ayant horreur que les gens se forcent à, je ne précise pas que j’ai déjà tout acheté.
Le point positif, c’est que j’ai plus besoin de faire de courses pour la semaine.
(Mon père viendra quand même dimanche aprèm pour tenter de ranimer mon ordi. Priez pour lui ^^).

Donc, le soir, je déprimais sur mon synthé, lorsque ma voisine_de_connexion est venue sonner. Elle, déprimait à cause de l’individualisme ambiant. (Elle est marocaine, et a un peu de mal à s’adapter.)
Comme quoi, les déprimées s’attirent ^^.
Deux heures à parler d’Inde, de Chine, de Pérou… Vous l’aurez deviné, mon nouveau but dans la vie, c’est de trouver un riche héritier, minimum 80 ans.

Demain, Je vais bien, ne t’en fais pas. Sur la défensive, vu que […], mais ça meublera mon aprèm.

A très vite :-).

jeudi, septembre 14, 2006

Liberté retrouvée.

Aujourd'hui, à 10h, j'ai retrouvé ma liberté.
(Résultats : la vieille de la rentrée.)

Même que j'ai eu une place juste en face du meilleur surveillant-d'exams croisé jusque là :
- entre dans l'amphi en milieu d'épreuve en criant "Ohé, qui n'a pas de sujets ???"
- précise "Surtout, éteignez bien vos portables !"
Cinq minutes après, la chose accrochée autour de son coup se met à sonner... J'espère que c'est un chargé de TD celui là ^^. (Alicia, c'est un peu Bernard version jeune, physiquement. Tu vois lequel c'est ? :p)


Dans un tout autre registre, y a eu le weish-poète, aujourd'hui.
Alors que je me promenais avec une camarde faquienne (et oui, les rattrapages, ça permet de créer des liens ^^), que je tentais de rassurer "Mais non, t'inquiète pas, ici ça craint pas, j't'assure", une chose à casquette s'est arrêtée de l'autre côté de la rue, en nous fixant. Et il s'est mis à euh... rapper, dirons-nous. Sauf qu'on a pas compris les paroles.
"Regarde, il vient même de composer quelque chose pour nous !"
(On a quand même accéléré, hein ^^.)

Sinon, après avoir pas mal hésité, j'ai décidé de partager mon morceau-décompression. Vous savez, quand il est 4h du mat' et que vous angoissez.
Du Bach, tout simplement parce que mes doigts retrouvent le chemin tous seuls : merci au conservatoire ^^.
D'ailleurs, j'ai (enfin) osé imprimer quelques partitions de Tiersen. Eh oui, Tiersen, c'est sacré, ça ne s'abîme pas... Bref, peut être plus tard. En attendant, faut aller chez
Lara !


(Le son et l'image sont décalés de trois secondes, par contre.)


J'attends de voir ma presque voisine danser, maintenant ;-)

mardi, août 22, 2006

Réaliser.

Elle qui avance d'un pas décidé, et moi qui trotte derrière.
Briser le silence, vite... Chercher quoi dire, mais non. Rien.
Ecouter mes chaussures de (fausse) danseuse résonner sur le trottoir.

A cent pas du cinéma, une "nouvelle" boutique : quelque chose à dire !
"C'est nouveau ça, non ? T'y as déjà été ?
-Non."

Observer les gens qui chuchotent, entre la pub et le début du film. Rester concentrée sur le col de la dame de devant, ça va aller, le film va bientôt commencer.



Se rappeler des examens du conservatoire, au début. Jusqu'à l'odeur des lieux. Avoir envie de (re)jouer sur un vrai piano.

Et très vite, une boule à l'estomac. Peur d'être en train de devenir comme la tourneuse : glaciale.

Retour semblable à l'aller.

"J'te fais réchauffer quelque chose ?
-Non, je mange pas. J'vais boire un thé.
- ...Ok."
Se dire qu'il faut qu'on mange, nous.

Respirer, fermer les yeux,
deux minutes.

jeudi, août 10, 2006

Futurs touristes parisiens ? Ne manquez pas Notre Dame !

Cette cathédrale vous évoque beaucoup de choses, n’est-ce pas ?
L’art gothique, la Galerie des Rois,Victor Hugo, l’étoile de bronze à partir de laquelle les distances au départ de Paris ou de France sont mesurées…

Bien sûr, une fois devant cet imposant monument, vous vous dites que la façade est magnifique.



Mais qu’en est-il de l’intérieur de LA cathédrale des cathédrales françaises ?


En entrant, vous risquez d’être éblouis. Non non, pas par la lumière divine… Par les flashs des appareils photos.
Tout de suite, vous pensez "Pff, aucun respect pour les pratiquants !". Et puis, vous tournez la tête vers les chaises-pour-prier : des gens affalés, qui discutent, ou font la sieste.
C'est à ce moment qu'à votre tour, vous sortez votre appareil photo.

Après quelques pas, quelque chose qui vous rappelle l’effet vitrine des transats de Paris plage...
A part que là, la vitrine est bien réelle. Comme il y a un prêtre à l’intérieur, une chaise en face de lui, vous en déduisez qu’il s’agit… d’un confessionnal !

Eh oui, après « Bronzez sur une estrade de faux sable, au milieu des passants», « Confessez-vous en public » !

(Illustration à venir, Bloggerrefuse que la photo ne passe (censure ? ^^).)

Passons maintenant à la partie commerciale de Notre Dame.

Evidemment, on y trouve les traditionnels cierges.

(Remarquez au passage qu'un cierge vaut plus cher qu'un coca-parisien...)

Tous les dix mètres, un distributeur.

Un peu plus original que les cierges, les "cartes prières". Eh oui, il faut bien ramener un p'tit souvenir, tout de même !


Notez qu'il existe aussi la version "Médaille", si vous étes à la recherche d'un cadeau.


Y a pas à dire, Notre Dame est un grand lieu de culte...!



Pour terminer (et cette fois, sans second degré), nous vous conseillons fortement d'attendre que la nuit tombe avant de quitter le quartier.
Saint-Michel, c'est plein de vie, la nuit :-).
Petit extrait :



Envoyées spéciales,

;-)

mardi, août 08, 2006

Y a quelque chose de la vie dans tes yeux qui rient.*

Quelques heures entourée de gens habités, par une passion.
Une flamme qui scintille dans leurs regards.

L'art et la vie entremêlés.

Ma presque voisine, encore merci pour cette après-midi, un pied dans ton univers.


(On trouve un peu de Graham sur le net, quand même :-) ! )

Et puis, merci au danseur-dragueur, qui m'a dit quelque chose qui m'a fait très plaisir... J'finirai bien par (oser) m'y mettre ;-).

J'en profite pour partager cette vidéo de Polina Seminova :


* Ta p'tite flamme, Amélie les Crayons.

lundi, août 07, 2006

De retour.

Première soirée seule, après une vingtaine de jours avec.
Paris et sa magie.
Retrouvailles, rencontres, et puis la Culture. Notre Culture.
Approcher l’absolu, mais en avoir peur. Alors, s’absenter, par moments (pardon).

Restent les étincelles.

jeudi, juillet 06, 2006

Le mystère de la robe-SOS.

Ce matin, je suis partie à la recherche d'une jupe que je ne trouve plus depuis un an : je pense donc l'avoir oubliée ici avant de déménager.
Je retourne (l'immense) montagne de linge à repasser.
Tout au fond, je tombe là dessus :



Du 18 mois, la robe. J'ai 18 ans.
J'comprends vraiment pas ce qu'elle faisait là. Ca fait bien longtemps qu'il n'y a plus de vêtements de bébé chez mes parents... Etrange.
Bref.
Ca m'intrigue, je décide de jeter un oeil à mes vieux albums photos...


Ca fait très future dépressive/acheteuse compulsive quand même ^^.
Les larmes, la robe-SOS, le prix encore attaché au bob bleu (25 francs 50, si vous ne voyez pas. Eh oui, c'était l'époque où les prix étaient encore raisonnables) : tout y est !
(Rassurez-vous, je n'étais pas une enfant battue.)

Pourquoi est-ce que je n'étais jamais tombé dessus avant ? Et surtout, qu'est-ce que cette robe faisait là ?
Le mystère reste entier.

lundi, juillet 03, 2006

Lettre ouverte.

11 février 2005, le jour où j’ai commencé à ouvrir les yeux.
Voir ce que personne ne veut voir.

Ils sont grands ouverts depuis quelques jours. Le déclic ? Un vélo d’appartement devant une télé, et des tas de pamplemousses.

J’ai voulu écrire. Mais non, j’ai trop peur du résultat.
Trop de violence en moi, et pas assez de recul.
Pourtant tout était clair, depuis le début.


Il suffisait d’ouvrir les yeux.

Pour remplacer la relation fusionnelle qui n’a jamais existé, une compétition malsaine, sans faim.
Pourquoi est-ce que j’ai mis autant de temps à comprendre ?
La vérité était trop dure à entendre ?

Tu as encore trop d'impact sur moi. Il faut que je me protège.
D’ailleurs c’est ce que je faisais avant, inconsciemment, en te fuyant.
Je ne veux pas de ce pré-conditionnement. Tu n'en mesures pas les conséquences.


Depuis un bon moment, je stagne. Toujours les mêmes blockages. Il me faut continuer à construire, pourtant. Les briques sont là, à mes pieds. Seulement, je n’y arrive plus toute seule. J’ai besoin d’un modèle, et tu n’es pas le mien.

En espérant que tu te rendras à l’évidence, un jour.
Je n'en ai pas l'air, mais très sincèrement, je te plains.

mercredi, juin 14, 2006

La Nature ne nous fut pas clémente.


Yann Tiersen - La boulange

Parce que j'aime beaucoup... L'ambiance, tous les instru'... Par contre, la violoncelliste à côté des toilettes, ils auraient pu s'abstenir^^.


Le printemps s’en est malheureusement allé, assez brutalement. C’est l’été avant l’heure, on étouffe.
Heureusement, les amphis se vident, il y a de moins en moins de monde… (Abandons ?)
On gagne un peu d’air, au moins.

Et puis, rentrer à pieds parce Tu t'rends compte, c’est sûrement la toute dernière fois qu’on s’voit, j’sais pas si j’vais venir au dernier partiel. D’accord, on prolonge un peu.
Deux kilomètres de pente, juste la route et une sorte de petit bois sur le côté. Pas de trottoir.
Une fois les premiers mètres passés, on arrive dans une superbe zone d’orties. En jupe, à moins d’être maso, c’est franchement pas génial… Je finis donc par marcher sur la route, tant pis.
Je remercie d’ailleurs tous les automobilistes qui sont passés de m’avoir gentiment évitée (^^), sans klaxonner. Oui, ça fait partie des quelques avantages de l’été : les gens crèvent de chaud, mais ils sont plus aimables.

Après la pente aux orties, décider de finir en bus. A part que le conducteur a eu la bonne idée de mettre sa radio en version haut parleur, foot oblige... En blasée-du-foot qui se respecte, je suis descendue bien avant mon arrêt ^^.

Ensuite, le désormais rituel tour sur les quais avec Al'. Après chaque exam, vous pouvez être sûrs de nous trouver là bas, le soir.

D'habitude, on y reste jusqu'à 21h/21h30, heure à laquelle l’endroit devient infesté de pervers, nous obligeant à fuir.
Aujourd’hui, on n’a même pas pu rester jusqu’à l’heure des pervers : grosse averse accompagnée d’orages. (Si vous avez croisé deux filles trempées, courant comme des folles en riant, c’était peut être nous).

Enfin, en rentrant, L’aventure du jour : une madame coincée dans l’ascenseur. La faute aux orages/pannes d’électricité.
L’agence ne répond pas, j'appelle donc les pompiers. (D’ailleurs, faut pas être pressé(e), après deux minutes de « Votre appel va être pris en compte », un monsieur peu réactif : si vous ne parlez pas, lui nous plus ^^ ! J'ai failli oublier de lui donner l'adresse… Heureusement que ce n’était une asthmatique en pleine crise…)


Pendant ce temps, un voisin est censé rassurer la fille dans l’ascenseur : "Euh… On dirait que les pompiers vont être longs... Vous paniquez là ? Oui ? Ah... Euh, vous le dites si ça va pas, hein ?"


Ca s’est quand bien fini tout ça : les pompiers ont sauvé la madame des griffes de l’ascenseur ^^.

vendredi, juin 09, 2006

A mi-parcours.

Voilà, le plus dur est passé.
Sans trop de commentaires, dirons-nous. Soit c’était un fiasco total, soit je pense avoir tout juste la moyenne.
Le pire reste quand même la neuro. (Précisons qu’en neuro, je ne comprends qu’une fois sur trois.) Evidemment, au partiel, que des questions sur ce que je n’ai pas compris (= le poly’ qu’il nous a balancé parce que Monsieur ne tenait pas à rattraper les cours).
Rien de ce qu’on a vu en TD, ni en cours. C’est officiel, ce prof, je le hais.

Comme je dors peu en ce moment, je suis dans un état (légèrement) second, qui m’empêche de m’apitoyer sur mon sort. Donc, au lieu de pleurer sur ma copie de neuro (^^), j’ai fait un liste de tous les points positifs si je rate vraiment mon année :
Comme j’ai tapé tous mes cours, je n’aurais pas besoin d’assister à beaucoup de CM. Donc plus de temps pour :
- aller voir ce qui se passe en socio et en lettres
- essayer gagner un peu d’argent (--> violoncelle !!!)
- GENEPI (en réflexion. Vraiment tentée depuis que mon option psycho-physio’ du détenu...)

…Bon, c’est déjà pas mal, non ?

Je vais tout de même essayer de me rattraper…
Demain anglais (miam !) et stats ( hum, ça risque d’être assez comique).
Alors au programme cet aprèm : bourrage de crâne et, comme il faut beau, autant joindre l’utile à l’agréable : petite ballade-distribution de lettres de motiv’.


Ensuite il ne restera que trois exams, la semaine prochaine, et ça sera la fin.





Corpse Bride, Piano Duet.

[J'en profite pour lancer un avis de recherche : si vous avez la partition de ce quatre mains, manifestez-vous s'il vous plaît !
(Pitié ^^). ]

lundi, juin 05, 2006

Fleur de pot.

Il y a encore peu de temps, je lisais très vite, je dévorais.
Maintenant, je savoure chaque mot, un par un, lentement.

La parole… C’est plus complexe.
Que dire ? Que censurer ?
Où est la limite ?
Alors je garde, ravale, inhibe. Ne pas risquer l’incompréhension… Et donc, la déception.
Eh oui, presque aussi exigeante avec les autres qu’avec moi-même.

Avec les années, les larmes ne montent plus à la moindre contrariété, on apprend à les contenir. Mais je suis toujours aussi à vif, au fond.
A fleur de peau.

La barre est haute. Trop.
Quand est-ce que je le ferai, ce [p***** de] deuil de la perfection ?!
Un combat contre soi-même qui commence à devenir usant. Vraiment.

Certains jours, avoir tellement honte d’être. Ne plus oser sortir, s' imposer aux autres. Ne plus savoir quoi faire pour s’effacer.

Des touches noires et blanches comme de l’encre et du papier, les jours où je ne sais plus manier la plume.


Je préfère passer le relais à la demoiselle à la voix féerique.


Emilie Simon - Come as you are (Nirvana)

[ Ca ira vite mieux ! ;-) ]

mardi, mai 30, 2006

Hier.

Diplôme tant désiré enfin récupéré. Voila, je ne remettrai plus les pieds au lycée.

Commençant à saturer niveau révisions, je me suis accordée une pause avant de sauter dans mon train :

Volver.


Oscille, entre humour et drame. Pas une pointe de fatalisme, pourtant. De l'Humain, tout simplement.
Juste bouleversant.
Je cherche mes mots... Mais non, rien. Tant pis, le silence se chargera du reste.

mercredi, mai 24, 2006

Vive YouTube !

C'est pas la grande joie.
Exams qui approchent, cauchemards réccurents, entre autres.
Ma mère qui m'appelle pour savoir si ça me dérange qu'elle utilise "ma chambre" pendant les grandes vacances, parce qu'elle aimerait recevoir des gens. (Evidemment, je l'ai pris comme un Reste où tu es, surtout, on est très bien sans toi. Ce que je ne veux pas l'entendre dire, quoi. Même si je sais que [...].)

Seule et vide de sens.

[Mode plaintes off]

'Fin bref, c'est bien pas grave : je dors moins, donc j'ai plus de temps pour réviser !
Visite médicale [obligatoire] vendredi. Ca me stresse, mais c'est une bonne occasion de faire un bilan.
Et j'me suis trouvée un super ami, toujours là pour me remonter un peu le moral : YouTube.
Ah, il faut que je partage un peu, quand même...

Une Artiste encore trop peu connue

Parce que je ne m'en lasse pas.

Pour terminer, un zeste de Björk, et un pétale d'Emilie.

mercredi, mai 03, 2006

"Le bonheur est simple comme le sourire d'un enfant."

De retour d’une semaine en Auvergne.
Du soleil, de magnifiques paysages.

Et des proches, surtout.

J’ai pu constater que les pervers n’épargnent pas les villes perdues au milieu de nulle part.
Alors que nous étions tranquillement en train de bavarder à la terrasse d’un café, entre filles, un type s’approche de notre table.
« Excusez moi… » Et il commence à enlever son gilet.
Je tente (vainement) le regard « On lève le camps là !», pensant qu’il s’agit d’un exhibitionniste.
Je lève les yeux, pour estimer le temps qu’il me reste pour rassembler mes affaires et fuir, et là, je tombe sur l’inscription de son t-shirt : Charmeur Intelligent Amoureux. (Fallait voir sa tête, aussi ^^ !)
Surtout, ne pas rire.
Ca doit être un pari... Mais non, il n’y a strictement personne dans les parages.
Il se met à nous demander à chacune notre numéro. J’ai pas pu tenir, entraînant les autres : en quelques secondes, on rit tellement qu’on en pleure.
Celui là, il mérite d’être dans le top 5.

Sinon, je suis amoureuse.
Il s’appelle Sam, il a 19 mois.

:-)

Plus sérieusement, il est génial ce ptit bonhomme.
Dés le premier soir, je me suis dit « Je veux le même quand je serai grande ».
Une semaine pour se découvrir.
Au final, une jolie complicité est née.
Toute fière de lui avoir appris le mot « étoile ».
C’est un réel bonheur de pouvoir participer à la construction d’un petit être... Ca aide à revenir à l’essentiel, aussi.
J’y retournerai très certainement cet été !
Beaucoup de liens se sont évincés au cours de cette année. Je suis ravie d’avoir consolidé ceux là.


On a même réussi à me faire promettre d’aller voir un médecin. (Sachant que j’ai horreur des médecins, il faut vraiment que j’agonise pour m’y rendre… Ca doit faire deux ans et demi/trois ans que je n’ai pas consulté qui que ce soit...) Il faut que je me motive avant août.

Petit escale à Paris (et son ciel gris…), le temps de voir Inside man, de prendre la ligne 14 (j'adore prendre cette ligne.
Le pire, c'est que c'est vrai.) et de boire un Moka blanc hors de prix.

Et me revoici dans mon antre.
Les cours enfin repris… D’ailleurs, il serait peut être temps que j’aille attendre le marchand de sable...



lundi, avril 03, 2006

Contre l'ennui, les questionnaires.

J'ai feuilleté pour la énième fois Les Fleurs du mal et La nuit remue (Michaux).
Ensuite, j'ai relu Huis clos de Sartre, en espérant à chaque fin de page que mes yeux ne tiendraient pas une page de plus.
Huis clos terminé, je m'ennuie.
Alors, je vais remplir ces fameux questionnaires, qui traînent sur pas mal de blogs.

Commençons par la musique.


# : 3-0 – Les Ogres de Barback
A : A ton étoile – Noir désir
B : By Foot From - Jorane
C : C’est quand le bonheur ? - Cali
D : Depuis toujours – Louise Attaque
E : Everybody knows that you are insane - Queens of the stone age
F : The Frozen world – Emilie Simon
G : Gabriel - Lamb
H : The Heart Asks Pleasure First - Michael Nyman
I : Ironic – Alanis Morissette
J : Je suis venu vous voir – Mano Solo
K : (Pas trouvé !)
L : Lise – Emilie Simon
M : Le Monde entier – Mano Solo
N : Non dits – Olivia Ruiz
O : On the dark side of the Moon - Fleur
P : La Parade – Yann Tiersen
Q : Quand je marche - Camille
R : Rose hybride de thé– Emilie Simon
S : Stay - Jorane
T : La terrasse – Yann Tiersen
U : Unison - Björk
V : Vieil amant – Emilie Simon
W : Would if I could – Melissa auf der Mauer
X : (Pas trouvé)
Y : (Idem)
Z : Rondo alla Zingarese Presto – Brahms

On les trouve presque toutes sur http://www.radioblogclub.com/ , si y en a que vous souhaitez découvrir. (Encore merci monsieur Blue, pour le lien !)

Poursuivons.


1/ Une fois, ma mère a dit « Ah ben ça alors ! » en apprenant que j’avais eu mon bac.

2/ Je n'ai jamais mangé au restau’ tenu par des aveugles, sur Paris. Il a l’air chouette !

3/ Quand j'avais 5 ans, à la cantine, je mâchais ma viande, et puis je la gardais dans mes joues, comme un hamster, pour pouvoir la jeter, après. Je pensais que ça se voyait pas.

4/ Le collège c'était une (très) mauvaise période. Que des mauvais souvenirs. J’ai béni le lycée, ensuite ^^.

5/ Je n'oublierai jamais certains moments, de vrai Partage.

6/ Une fois j'ai rencontré une Oiselle, une Jongleuse, une Fée, une Oursonne, le même jour. Première vraie journée magique. Y en a eu quelqu’unes, après. Avec les mêmes, ou avec d’Autres.

7/ Il y a ce type qui un jour m’a demandé l'heure, mais sa tête m’a fait tellement peur que je suis partie en courrant. (C’est mal.)

8/ Une fois, dans un bar, ma cousine m’a fait rire au moment où je buvais (du thé, hein). Du coup, elle s’est retrouvée trempée.

9/ A midi, je rentre chez moi.

10/ La nuit dernière j’ai dû trop dormir. Voilà le résultat… !

11/ Si seulement on se compliquait moins la vie...

12/ La prochaine fois que j'irai à l'église, ça sera soit pour un mariage, soit pour un enterrement…
Qui a l’intention de se marier bientôt ?

13/ J'aime bien me laisser bercer au fond d’un bus, de la musique dans les oreilles.

14/ Quand je tourne ma tête à gauche, je constate qu’il y a trop de choses qui traînent sur mon bureau.

15/ Quand je tourne ma tête à droite, je vois l’évier.

16/ Tu sais que je mens, parfois.

17/ A la fac, euh, en ce moment, c’est pas la joie !

18/ Si j'étais un personnage de série TV, je ne sais vraiment pas lequel ça pourrait être, j’suis pas fan de séries télé.

19/ Le même jour l'an prochain ... On verra bien !

20/ Le pseudo qui m'irait mieux, j’en sais rien, je me contente de RoseNoire.21/ J'ai du mal à comprendre les maths !

22/ Si je retourne à l'école un jour c’est que la guerre contre le CPE sera terminée...

23/ Tu sais que j’aime bien le thé.

24/ Si je gagne un prix, la première personne que je remercierai : Nala (ma boule de poils) !

25/ J'espère beaucoup (trop ?) de choses… Parait que l’espoir fait vivre.

26/ Suivez mon conseil : ne me faites pas rire quand je bois.


27/ Le meilleur des petits-déj, euh, un chocolat chaud, peut être.

28/ La chanson que j'adore mais que je n'ai pas Vieil amant, d’Emilie Simon, mais je peux l’écouter quand même (voir lien plus haut).


29/ Si vous visitez ma ville natale, y parait que c’est une ville très fleurie, vous me direz si c’est vrai. (Je n’y suis restée que quelques heures : naissance, puis transfert vers un autre hôpital, parce que prématurée.)

30/ Pourquoi personne ne dit
...Là, j'suis pas inspirée ! Les gens ont plutôt tendance à trop parler, alors...

31/ Si vous passez la nuit chez moi ... Y a des chances que je vous prenne en photo pendant que vous dormez si vous ne précisez pas que vous y êtes opposé, avant de vous endormir ^^.

32/ Le monde peut très bien se passer de souffrances. Quoique, non, ça sert parfois, de souffrir. Alors on va dire... de drogues (sauf le chocolat, bien entendu).

33/ Je préfère torcher le cul d'un éléphant plutot que passer une semaine sans musique, ni livres, ni encens.

34/ Le mieux serait que j’aille commencer à me préparer pour aller à l’AG de ce matin.

35/ Eh, au fait, bonne journée !

jeudi, mars 30, 2006

Un aprèm midi sous ciel gris.

Mettez le nez dehors, deux heures trente.
Voilà ce que ça donne...

...Le bruit des sirènes toutes les dix minutes, (petite) manif’ oblige.
...Une heure de feuilletage à la Fnac (pleine curieusement pleine d'étudiants ^^)
...Un détour pour cinq minutes magiques, figée, devant la vitrine du luthier.
...Un pervers à doudoune rouge.
...Soixante-dix centimes pour un sourire et une poignée de main.

Et la pluie. Fine, mais constante.

Enfin, des paroles, attrapées au passage :
« France poubelle ! » en boucles [un bourré-désabusé]
« Ah ouais, Rimbaud, j’vois, c’est celui qui a écrit J’accuse ! » [Au rayon Parascolaire, côté Bac de français…]
« Ma maman ne veut pas que je mange des bonbons parce que sinon je vais avoir des canaris sur les dents ! » [Devant un magasin de bonbons :-) ]