mardi, août 22, 2006

Réaliser.

Elle qui avance d'un pas décidé, et moi qui trotte derrière.
Briser le silence, vite... Chercher quoi dire, mais non. Rien.
Ecouter mes chaussures de (fausse) danseuse résonner sur le trottoir.

A cent pas du cinéma, une "nouvelle" boutique : quelque chose à dire !
"C'est nouveau ça, non ? T'y as déjà été ?
-Non."

Observer les gens qui chuchotent, entre la pub et le début du film. Rester concentrée sur le col de la dame de devant, ça va aller, le film va bientôt commencer.



Se rappeler des examens du conservatoire, au début. Jusqu'à l'odeur des lieux. Avoir envie de (re)jouer sur un vrai piano.

Et très vite, une boule à l'estomac. Peur d'être en train de devenir comme la tourneuse : glaciale.

Retour semblable à l'aller.

"J'te fais réchauffer quelque chose ?
-Non, je mange pas. J'vais boire un thé.
- ...Ok."
Se dire qu'il faut qu'on mange, nous.

Respirer, fermer les yeux,
deux minutes.

jeudi, août 10, 2006

Futurs touristes parisiens ? Ne manquez pas Notre Dame !

Cette cathédrale vous évoque beaucoup de choses, n’est-ce pas ?
L’art gothique, la Galerie des Rois,Victor Hugo, l’étoile de bronze à partir de laquelle les distances au départ de Paris ou de France sont mesurées…

Bien sûr, une fois devant cet imposant monument, vous vous dites que la façade est magnifique.



Mais qu’en est-il de l’intérieur de LA cathédrale des cathédrales françaises ?


En entrant, vous risquez d’être éblouis. Non non, pas par la lumière divine… Par les flashs des appareils photos.
Tout de suite, vous pensez "Pff, aucun respect pour les pratiquants !". Et puis, vous tournez la tête vers les chaises-pour-prier : des gens affalés, qui discutent, ou font la sieste.
C'est à ce moment qu'à votre tour, vous sortez votre appareil photo.

Après quelques pas, quelque chose qui vous rappelle l’effet vitrine des transats de Paris plage...
A part que là, la vitrine est bien réelle. Comme il y a un prêtre à l’intérieur, une chaise en face de lui, vous en déduisez qu’il s’agit… d’un confessionnal !

Eh oui, après « Bronzez sur une estrade de faux sable, au milieu des passants», « Confessez-vous en public » !

(Illustration à venir, Bloggerrefuse que la photo ne passe (censure ? ^^).)

Passons maintenant à la partie commerciale de Notre Dame.

Evidemment, on y trouve les traditionnels cierges.

(Remarquez au passage qu'un cierge vaut plus cher qu'un coca-parisien...)

Tous les dix mètres, un distributeur.

Un peu plus original que les cierges, les "cartes prières". Eh oui, il faut bien ramener un p'tit souvenir, tout de même !


Notez qu'il existe aussi la version "Médaille", si vous étes à la recherche d'un cadeau.


Y a pas à dire, Notre Dame est un grand lieu de culte...!



Pour terminer (et cette fois, sans second degré), nous vous conseillons fortement d'attendre que la nuit tombe avant de quitter le quartier.
Saint-Michel, c'est plein de vie, la nuit :-).
Petit extrait :



Envoyées spéciales,

;-)

mardi, août 08, 2006

Y a quelque chose de la vie dans tes yeux qui rient.*

Quelques heures entourée de gens habités, par une passion.
Une flamme qui scintille dans leurs regards.

L'art et la vie entremêlés.

Ma presque voisine, encore merci pour cette après-midi, un pied dans ton univers.


(On trouve un peu de Graham sur le net, quand même :-) ! )

Et puis, merci au danseur-dragueur, qui m'a dit quelque chose qui m'a fait très plaisir... J'finirai bien par (oser) m'y mettre ;-).

J'en profite pour partager cette vidéo de Polina Seminova :


* Ta p'tite flamme, Amélie les Crayons.

lundi, août 07, 2006

De retour.

Première soirée seule, après une vingtaine de jours avec.
Paris et sa magie.
Retrouvailles, rencontres, et puis la Culture. Notre Culture.
Approcher l’absolu, mais en avoir peur. Alors, s’absenter, par moments (pardon).

Restent les étincelles.

jeudi, juillet 06, 2006

Le mystère de la robe-SOS.

Ce matin, je suis partie à la recherche d'une jupe que je ne trouve plus depuis un an : je pense donc l'avoir oubliée ici avant de déménager.
Je retourne (l'immense) montagne de linge à repasser.
Tout au fond, je tombe là dessus :



Du 18 mois, la robe. J'ai 18 ans.
J'comprends vraiment pas ce qu'elle faisait là. Ca fait bien longtemps qu'il n'y a plus de vêtements de bébé chez mes parents... Etrange.
Bref.
Ca m'intrigue, je décide de jeter un oeil à mes vieux albums photos...


Ca fait très future dépressive/acheteuse compulsive quand même ^^.
Les larmes, la robe-SOS, le prix encore attaché au bob bleu (25 francs 50, si vous ne voyez pas. Eh oui, c'était l'époque où les prix étaient encore raisonnables) : tout y est !
(Rassurez-vous, je n'étais pas une enfant battue.)

Pourquoi est-ce que je n'étais jamais tombé dessus avant ? Et surtout, qu'est-ce que cette robe faisait là ?
Le mystère reste entier.

lundi, juillet 03, 2006

Lettre ouverte.

11 février 2005, le jour où j’ai commencé à ouvrir les yeux.
Voir ce que personne ne veut voir.

Ils sont grands ouverts depuis quelques jours. Le déclic ? Un vélo d’appartement devant une télé, et des tas de pamplemousses.

J’ai voulu écrire. Mais non, j’ai trop peur du résultat.
Trop de violence en moi, et pas assez de recul.
Pourtant tout était clair, depuis le début.


Il suffisait d’ouvrir les yeux.

Pour remplacer la relation fusionnelle qui n’a jamais existé, une compétition malsaine, sans faim.
Pourquoi est-ce que j’ai mis autant de temps à comprendre ?
La vérité était trop dure à entendre ?

Tu as encore trop d'impact sur moi. Il faut que je me protège.
D’ailleurs c’est ce que je faisais avant, inconsciemment, en te fuyant.
Je ne veux pas de ce pré-conditionnement. Tu n'en mesures pas les conséquences.


Depuis un bon moment, je stagne. Toujours les mêmes blockages. Il me faut continuer à construire, pourtant. Les briques sont là, à mes pieds. Seulement, je n’y arrive plus toute seule. J’ai besoin d’un modèle, et tu n’es pas le mien.

En espérant que tu te rendras à l’évidence, un jour.
Je n'en ai pas l'air, mais très sincèrement, je te plains.

mercredi, juin 14, 2006

La Nature ne nous fut pas clémente.


Yann Tiersen - La boulange

Parce que j'aime beaucoup... L'ambiance, tous les instru'... Par contre, la violoncelliste à côté des toilettes, ils auraient pu s'abstenir^^.


Le printemps s’en est malheureusement allé, assez brutalement. C’est l’été avant l’heure, on étouffe.
Heureusement, les amphis se vident, il y a de moins en moins de monde… (Abandons ?)
On gagne un peu d’air, au moins.

Et puis, rentrer à pieds parce Tu t'rends compte, c’est sûrement la toute dernière fois qu’on s’voit, j’sais pas si j’vais venir au dernier partiel. D’accord, on prolonge un peu.
Deux kilomètres de pente, juste la route et une sorte de petit bois sur le côté. Pas de trottoir.
Une fois les premiers mètres passés, on arrive dans une superbe zone d’orties. En jupe, à moins d’être maso, c’est franchement pas génial… Je finis donc par marcher sur la route, tant pis.
Je remercie d’ailleurs tous les automobilistes qui sont passés de m’avoir gentiment évitée (^^), sans klaxonner. Oui, ça fait partie des quelques avantages de l’été : les gens crèvent de chaud, mais ils sont plus aimables.

Après la pente aux orties, décider de finir en bus. A part que le conducteur a eu la bonne idée de mettre sa radio en version haut parleur, foot oblige... En blasée-du-foot qui se respecte, je suis descendue bien avant mon arrêt ^^.

Ensuite, le désormais rituel tour sur les quais avec Al'. Après chaque exam, vous pouvez être sûrs de nous trouver là bas, le soir.

D'habitude, on y reste jusqu'à 21h/21h30, heure à laquelle l’endroit devient infesté de pervers, nous obligeant à fuir.
Aujourd’hui, on n’a même pas pu rester jusqu’à l’heure des pervers : grosse averse accompagnée d’orages. (Si vous avez croisé deux filles trempées, courant comme des folles en riant, c’était peut être nous).

Enfin, en rentrant, L’aventure du jour : une madame coincée dans l’ascenseur. La faute aux orages/pannes d’électricité.
L’agence ne répond pas, j'appelle donc les pompiers. (D’ailleurs, faut pas être pressé(e), après deux minutes de « Votre appel va être pris en compte », un monsieur peu réactif : si vous ne parlez pas, lui nous plus ^^ ! J'ai failli oublier de lui donner l'adresse… Heureusement que ce n’était une asthmatique en pleine crise…)


Pendant ce temps, un voisin est censé rassurer la fille dans l’ascenseur : "Euh… On dirait que les pompiers vont être longs... Vous paniquez là ? Oui ? Ah... Euh, vous le dites si ça va pas, hein ?"


Ca s’est quand bien fini tout ça : les pompiers ont sauvé la madame des griffes de l’ascenseur ^^.

vendredi, juin 09, 2006

A mi-parcours.

Voilà, le plus dur est passé.
Sans trop de commentaires, dirons-nous. Soit c’était un fiasco total, soit je pense avoir tout juste la moyenne.
Le pire reste quand même la neuro. (Précisons qu’en neuro, je ne comprends qu’une fois sur trois.) Evidemment, au partiel, que des questions sur ce que je n’ai pas compris (= le poly’ qu’il nous a balancé parce que Monsieur ne tenait pas à rattraper les cours).
Rien de ce qu’on a vu en TD, ni en cours. C’est officiel, ce prof, je le hais.

Comme je dors peu en ce moment, je suis dans un état (légèrement) second, qui m’empêche de m’apitoyer sur mon sort. Donc, au lieu de pleurer sur ma copie de neuro (^^), j’ai fait un liste de tous les points positifs si je rate vraiment mon année :
Comme j’ai tapé tous mes cours, je n’aurais pas besoin d’assister à beaucoup de CM. Donc plus de temps pour :
- aller voir ce qui se passe en socio et en lettres
- essayer gagner un peu d’argent (--> violoncelle !!!)
- GENEPI (en réflexion. Vraiment tentée depuis que mon option psycho-physio’ du détenu...)

…Bon, c’est déjà pas mal, non ?

Je vais tout de même essayer de me rattraper…
Demain anglais (miam !) et stats ( hum, ça risque d’être assez comique).
Alors au programme cet aprèm : bourrage de crâne et, comme il faut beau, autant joindre l’utile à l’agréable : petite ballade-distribution de lettres de motiv’.


Ensuite il ne restera que trois exams, la semaine prochaine, et ça sera la fin.





Corpse Bride, Piano Duet.

[J'en profite pour lancer un avis de recherche : si vous avez la partition de ce quatre mains, manifestez-vous s'il vous plaît !
(Pitié ^^). ]

lundi, juin 05, 2006

Fleur de pot.

Il y a encore peu de temps, je lisais très vite, je dévorais.
Maintenant, je savoure chaque mot, un par un, lentement.

La parole… C’est plus complexe.
Que dire ? Que censurer ?
Où est la limite ?
Alors je garde, ravale, inhibe. Ne pas risquer l’incompréhension… Et donc, la déception.
Eh oui, presque aussi exigeante avec les autres qu’avec moi-même.

Avec les années, les larmes ne montent plus à la moindre contrariété, on apprend à les contenir. Mais je suis toujours aussi à vif, au fond.
A fleur de peau.

La barre est haute. Trop.
Quand est-ce que je le ferai, ce [p***** de] deuil de la perfection ?!
Un combat contre soi-même qui commence à devenir usant. Vraiment.

Certains jours, avoir tellement honte d’être. Ne plus oser sortir, s' imposer aux autres. Ne plus savoir quoi faire pour s’effacer.

Des touches noires et blanches comme de l’encre et du papier, les jours où je ne sais plus manier la plume.


Je préfère passer le relais à la demoiselle à la voix féerique.


Emilie Simon - Come as you are (Nirvana)

[ Ca ira vite mieux ! ;-) ]

mardi, mai 30, 2006

Hier.

Diplôme tant désiré enfin récupéré. Voila, je ne remettrai plus les pieds au lycée.

Commençant à saturer niveau révisions, je me suis accordée une pause avant de sauter dans mon train :

Volver.


Oscille, entre humour et drame. Pas une pointe de fatalisme, pourtant. De l'Humain, tout simplement.
Juste bouleversant.
Je cherche mes mots... Mais non, rien. Tant pis, le silence se chargera du reste.

mercredi, mai 24, 2006

Vive YouTube !

C'est pas la grande joie.
Exams qui approchent, cauchemards réccurents, entre autres.
Ma mère qui m'appelle pour savoir si ça me dérange qu'elle utilise "ma chambre" pendant les grandes vacances, parce qu'elle aimerait recevoir des gens. (Evidemment, je l'ai pris comme un Reste où tu es, surtout, on est très bien sans toi. Ce que je ne veux pas l'entendre dire, quoi. Même si je sais que [...].)

Seule et vide de sens.

[Mode plaintes off]

'Fin bref, c'est bien pas grave : je dors moins, donc j'ai plus de temps pour réviser !
Visite médicale [obligatoire] vendredi. Ca me stresse, mais c'est une bonne occasion de faire un bilan.
Et j'me suis trouvée un super ami, toujours là pour me remonter un peu le moral : YouTube.
Ah, il faut que je partage un peu, quand même...

Une Artiste encore trop peu connue

Parce que je ne m'en lasse pas.

Pour terminer, un zeste de Björk, et un pétale d'Emilie.

mercredi, mai 03, 2006

"Le bonheur est simple comme le sourire d'un enfant."

De retour d’une semaine en Auvergne.
Du soleil, de magnifiques paysages.

Et des proches, surtout.

J’ai pu constater que les pervers n’épargnent pas les villes perdues au milieu de nulle part.
Alors que nous étions tranquillement en train de bavarder à la terrasse d’un café, entre filles, un type s’approche de notre table.
« Excusez moi… » Et il commence à enlever son gilet.
Je tente (vainement) le regard « On lève le camps là !», pensant qu’il s’agit d’un exhibitionniste.
Je lève les yeux, pour estimer le temps qu’il me reste pour rassembler mes affaires et fuir, et là, je tombe sur l’inscription de son t-shirt : Charmeur Intelligent Amoureux. (Fallait voir sa tête, aussi ^^ !)
Surtout, ne pas rire.
Ca doit être un pari... Mais non, il n’y a strictement personne dans les parages.
Il se met à nous demander à chacune notre numéro. J’ai pas pu tenir, entraînant les autres : en quelques secondes, on rit tellement qu’on en pleure.
Celui là, il mérite d’être dans le top 5.

Sinon, je suis amoureuse.
Il s’appelle Sam, il a 19 mois.

:-)

Plus sérieusement, il est génial ce ptit bonhomme.
Dés le premier soir, je me suis dit « Je veux le même quand je serai grande ».
Une semaine pour se découvrir.
Au final, une jolie complicité est née.
Toute fière de lui avoir appris le mot « étoile ».
C’est un réel bonheur de pouvoir participer à la construction d’un petit être... Ca aide à revenir à l’essentiel, aussi.
J’y retournerai très certainement cet été !
Beaucoup de liens se sont évincés au cours de cette année. Je suis ravie d’avoir consolidé ceux là.


On a même réussi à me faire promettre d’aller voir un médecin. (Sachant que j’ai horreur des médecins, il faut vraiment que j’agonise pour m’y rendre… Ca doit faire deux ans et demi/trois ans que je n’ai pas consulté qui que ce soit...) Il faut que je me motive avant août.

Petit escale à Paris (et son ciel gris…), le temps de voir Inside man, de prendre la ligne 14 (j'adore prendre cette ligne.
Le pire, c'est que c'est vrai.) et de boire un Moka blanc hors de prix.

Et me revoici dans mon antre.
Les cours enfin repris… D’ailleurs, il serait peut être temps que j’aille attendre le marchand de sable...



lundi, avril 03, 2006

Contre l'ennui, les questionnaires.

J'ai feuilleté pour la énième fois Les Fleurs du mal et La nuit remue (Michaux).
Ensuite, j'ai relu Huis clos de Sartre, en espérant à chaque fin de page que mes yeux ne tiendraient pas une page de plus.
Huis clos terminé, je m'ennuie.
Alors, je vais remplir ces fameux questionnaires, qui traînent sur pas mal de blogs.

Commençons par la musique.


# : 3-0 – Les Ogres de Barback
A : A ton étoile – Noir désir
B : By Foot From - Jorane
C : C’est quand le bonheur ? - Cali
D : Depuis toujours – Louise Attaque
E : Everybody knows that you are insane - Queens of the stone age
F : The Frozen world – Emilie Simon
G : Gabriel - Lamb
H : The Heart Asks Pleasure First - Michael Nyman
I : Ironic – Alanis Morissette
J : Je suis venu vous voir – Mano Solo
K : (Pas trouvé !)
L : Lise – Emilie Simon
M : Le Monde entier – Mano Solo
N : Non dits – Olivia Ruiz
O : On the dark side of the Moon - Fleur
P : La Parade – Yann Tiersen
Q : Quand je marche - Camille
R : Rose hybride de thé– Emilie Simon
S : Stay - Jorane
T : La terrasse – Yann Tiersen
U : Unison - Björk
V : Vieil amant – Emilie Simon
W : Would if I could – Melissa auf der Mauer
X : (Pas trouvé)
Y : (Idem)
Z : Rondo alla Zingarese Presto – Brahms

On les trouve presque toutes sur http://www.radioblogclub.com/ , si y en a que vous souhaitez découvrir. (Encore merci monsieur Blue, pour le lien !)

Poursuivons.


1/ Une fois, ma mère a dit « Ah ben ça alors ! » en apprenant que j’avais eu mon bac.

2/ Je n'ai jamais mangé au restau’ tenu par des aveugles, sur Paris. Il a l’air chouette !

3/ Quand j'avais 5 ans, à la cantine, je mâchais ma viande, et puis je la gardais dans mes joues, comme un hamster, pour pouvoir la jeter, après. Je pensais que ça se voyait pas.

4/ Le collège c'était une (très) mauvaise période. Que des mauvais souvenirs. J’ai béni le lycée, ensuite ^^.

5/ Je n'oublierai jamais certains moments, de vrai Partage.

6/ Une fois j'ai rencontré une Oiselle, une Jongleuse, une Fée, une Oursonne, le même jour. Première vraie journée magique. Y en a eu quelqu’unes, après. Avec les mêmes, ou avec d’Autres.

7/ Il y a ce type qui un jour m’a demandé l'heure, mais sa tête m’a fait tellement peur que je suis partie en courrant. (C’est mal.)

8/ Une fois, dans un bar, ma cousine m’a fait rire au moment où je buvais (du thé, hein). Du coup, elle s’est retrouvée trempée.

9/ A midi, je rentre chez moi.

10/ La nuit dernière j’ai dû trop dormir. Voilà le résultat… !

11/ Si seulement on se compliquait moins la vie...

12/ La prochaine fois que j'irai à l'église, ça sera soit pour un mariage, soit pour un enterrement…
Qui a l’intention de se marier bientôt ?

13/ J'aime bien me laisser bercer au fond d’un bus, de la musique dans les oreilles.

14/ Quand je tourne ma tête à gauche, je constate qu’il y a trop de choses qui traînent sur mon bureau.

15/ Quand je tourne ma tête à droite, je vois l’évier.

16/ Tu sais que je mens, parfois.

17/ A la fac, euh, en ce moment, c’est pas la joie !

18/ Si j'étais un personnage de série TV, je ne sais vraiment pas lequel ça pourrait être, j’suis pas fan de séries télé.

19/ Le même jour l'an prochain ... On verra bien !

20/ Le pseudo qui m'irait mieux, j’en sais rien, je me contente de RoseNoire.21/ J'ai du mal à comprendre les maths !

22/ Si je retourne à l'école un jour c’est que la guerre contre le CPE sera terminée...

23/ Tu sais que j’aime bien le thé.

24/ Si je gagne un prix, la première personne que je remercierai : Nala (ma boule de poils) !

25/ J'espère beaucoup (trop ?) de choses… Parait que l’espoir fait vivre.

26/ Suivez mon conseil : ne me faites pas rire quand je bois.


27/ Le meilleur des petits-déj, euh, un chocolat chaud, peut être.

28/ La chanson que j'adore mais que je n'ai pas Vieil amant, d’Emilie Simon, mais je peux l’écouter quand même (voir lien plus haut).


29/ Si vous visitez ma ville natale, y parait que c’est une ville très fleurie, vous me direz si c’est vrai. (Je n’y suis restée que quelques heures : naissance, puis transfert vers un autre hôpital, parce que prématurée.)

30/ Pourquoi personne ne dit
...Là, j'suis pas inspirée ! Les gens ont plutôt tendance à trop parler, alors...

31/ Si vous passez la nuit chez moi ... Y a des chances que je vous prenne en photo pendant que vous dormez si vous ne précisez pas que vous y êtes opposé, avant de vous endormir ^^.

32/ Le monde peut très bien se passer de souffrances. Quoique, non, ça sert parfois, de souffrir. Alors on va dire... de drogues (sauf le chocolat, bien entendu).

33/ Je préfère torcher le cul d'un éléphant plutot que passer une semaine sans musique, ni livres, ni encens.

34/ Le mieux serait que j’aille commencer à me préparer pour aller à l’AG de ce matin.

35/ Eh, au fait, bonne journée !

jeudi, mars 30, 2006

Un aprèm midi sous ciel gris.

Mettez le nez dehors, deux heures trente.
Voilà ce que ça donne...

...Le bruit des sirènes toutes les dix minutes, (petite) manif’ oblige.
...Une heure de feuilletage à la Fnac (pleine curieusement pleine d'étudiants ^^)
...Un détour pour cinq minutes magiques, figée, devant la vitrine du luthier.
...Un pervers à doudoune rouge.
...Soixante-dix centimes pour un sourire et une poignée de main.

Et la pluie. Fine, mais constante.

Enfin, des paroles, attrapées au passage :
« France poubelle ! » en boucles [un bourré-désabusé]
« Ah ouais, Rimbaud, j’vois, c’est celui qui a écrit J’accuse ! » [Au rayon Parascolaire, côté Bac de français…]
« Ma maman ne veut pas que je mange des bonbons parce que sinon je vais avoir des canaris sur les dents ! » [Devant un magasin de bonbons :-) ]

mercredi, mars 22, 2006

Moments passés.

Lundi.
8h, devant la fac. Toujours bloquée, évidemment.
Les résultats des partiels (du premier semestre, hein ! Vous comprenez, il leur faut du temps pour corriger…) sont enfin affichés.
On est un petit groupe devant les portes à supplier les femmes de ménage de nous laisser entrer, juste pour voir nos résultats. Un quart d’heure de négociation.
Et la déception.
J’ai pas mon semestre. A quelques dixième de points de la moyenne.
Validé trois UE sur cinq.
Premier échec à un exam.
Pourtant, j’ai bossé, quand même. Mais pas comme il fallait. Dorénavant, ça ne sera plus que du par cœur bête et méchant.

Maintenant, j'essaye de relativiser.
C’est pas si mal, compte tenu de l’hécatombe générale.
Et puis, peut être qu’on faisant semblant d’y croire, je finirai par y croire vraiment…

Mardi.
Ne pas rester enfermée chez soi, pour éviter la déprime.
Alors, plutôt que de me cacher sous ma couette, j’ai choisi l’obscurité d’une salle de cinéma.

Mémoires d'une geisha.


Que ce soit d’un point de vue esthétique ou narratif : Ma-gni-fique.
Les couleurs, les paysages, le jeu des acteurs, la musique... Larmes aux yeux pendant tout le film, sans vraiment comprendre pourquoi.

Seule petite ombre au tableau : la fin. (Mais il parait que c'est parce que je ne suis pas romantique..!)
Bref, un pur moment de bonheur et d'évasion, à la découverte de la culture japonaise.

Et puis, les Restos, comme tous les mardis soirs.
Ce qui est bien, c’est qu’il y a toujours de l’animation !

Je commence le service. Tiens, le monsieur qui parle toutes les langues sauf le français…
- Are you französisch ? [Mélange anglais-allemand, ça commence bien !]
- Oui oui.
En répondant en français, j’espère qu’il me répondra dans la même langue… Mais non. Il se met à parler allemand à une vitesse pas possible, je ne comprends strictement rien. Alors j’attends qu’il finisse de parler, en pensant que V., lui, il aurait compris.
Quand il se met à me parler arabe, je décide de retourner en cuisine : plus de doute, il est plus qu'un peu alcoolisé, le monsieur...

Pour finir, la gaffe du soir.
En débarrassant une table, je m’aperçois qu’un monsieur n’a pas touché à sa part de gâteau.
- Vous préférez peut être un fruit ?
- Non non, merci, c’est gentil.
- Ah, vous n’aimez pas les fruits ?
- Non, c’est que… J’ai plus de dents *grand sourire* !
…Oups…

vendredi, mars 17, 2006

Dans la famille Handicapés des mots, je demande la fille.

Une boule dans la gorge, comme à chaque fois.
Appuyer sur le bouton "appeler".

En début de soirée :
- Allo, maman ?
- Oui... *voix endormie*
- J'te dérange ?
- J'étais juste allongée devant la télé.
- Ah. Ben, désolée...
- ...
- Sinon, ça va ?
- Oui, ça va. Et toi ?
- Ben... oui, ça va.
- Et les manif' ?
- Ah, t'as regardé les infos de la région. J'y vais, mais pas à toutes. Hier j'ai eu de la chance, j'suis partie juste avant que les lycéens ne se jettent sur les CRS et que ça dégénère.
- Ok. Bon... Je te passe papa ?
- D'accord. Bonne soirée.

Voila.
C'est tout ce qu'on trouve à se dire. J'essaye d'appeler tous les 10/15 jours, pourtant.
Ne pas briser le fil de communication qu'il reste.

Les gens me regardent bizarrement quand je leur dis que non, je ne rentre pas chez mes parents tous les week ends, mais seulement quelques jours tous les trois ou quatre mois.
Je trouve encore moins ma place avec eux que seule, chez moi. Alors, autant rester ici, et ne déranger personne.

Pourtant, c'est moi qui ai commencé à m'éloigner.


Douze/treize ans, commencer par refuser le "bisou du soir". Début de l'adolescence, il parait.
Début de l'éloignement, surtout.
Rapidement, plus aucun contact physique. La bise, quelques fois, quand il faut sauver les apparences...
Depuis, tout passe par la nourriture, et/ou l'argent.

Aujourd'hui, essentiellement l'argent, vu qu'ils n'ont plus aucun regard sur la nourriture.

Les mots, on en a peur, alors on les fuit.
A part qu'il n'y a pas de relation saine, sans eux.

Le poids des non-dits.

vendredi, mars 10, 2006

(S')Essorer.

A travers ma solitude tremble, sans plainte,
Sombre et profonde, une douleur.
Quiétude diurne partiellement feinte.
La nuit, attendre que défilent les heures.

Aux touches noires et blanches s’abandonnent,
Des doigts, flétris par le froid . L’indicible, enfin, résonne.
Sonate pour esprit discornu.
Les mots, eux, ne pansent plus.

Silences, regards, absences… traduisent la Souffrance.
Jamais trop éloignée, son alliée fidèle : l’Impuissance.
J’ai mal à d’Autres, aussi.
Guetter les étoiles quand le ciel s’assombrit.

A la recherche de procédés pour se pardonner [d’exister].
Que l’on m’évapore, j’aimerais...
Une fois brisée, vous découvrirez, sous la coquille,
Une petite fille. Que la vie terrifie.

mardi, février 28, 2006

Je suis la jeune fille au(x) cheveu(x) blanc(s).

Bientôt une heure que je tourne en rond.
Personne d’intéressant sur Msn, rien à la télé, pas de chat à embêter.
Endormie comme une masse à 23h pourtant. (Vous comprenez, cinq heures de cours, ça épuise !)

J’sais pas ce que j’lui ai fait, au marchand de sable.

Bon, il me reste quatre solutions :
- taper les cours d’hier
- faire un peu de ménage
- pianoter. Eh oui, un des avantages à avoir une chose électrique à la place d’un vrai piano – les vrais instru’ ont quelque chose d’indéfinissable, semblable à une âme. Non non, j’suis pas folle... Enfin, peut être. - c’est qu’on peut y brancher un casque, au grand soulagement des voisins.
- parler de l'exaltante vie de mes cheveux.
On va commencer par ça.

Il y a quelques temps, j’ai découvert que j’avais un premier cheveu blanc. Enfin plutôt, on l’a découvert à ma place : « Mais… T’ as un cheveu blanc ! Viens, on va voir dans le miroir des toilettes ! »
A part que les miroirs et moi, on n'est pas très amis. Surtout en public.

Une fois rentrée, j’ai pu constater qu’en effet, c’était un vrai, et pas du Tippex. (Tellement pas douée que j’en aurais été capable…). Et il est tellement bien situé qu’on peut pas le louper.
Voilà.
Premier cheveu blanc à 18 ans.
J’espère que les autres attendront un peu.

Passionnant tout ça, n’est ce pas ?
Rassurez vous, je m’arrête là, je m’en vais tuer le temps ailleurs.

samedi, février 25, 2006

Avant de rejoindre les bancs des amphis.

Semaine de vacances qui s’achève.
Pour bien terminer la nuit - ou commencer la journée, au choix ! -, une petite note joyeuse.

Premiers jours : bref retour au domicile familial.

Etrange constat : plus ça va, et plus les vêtements de ma mère sont semblables aux miens.

Petit exemple :


A droite : une de ses nouvelles acquisitions. A gauche : mon écharpe - légèrement trouée à force de tirer dessus- qui a bien 1 an et demi/ 2 ans.
Bref, c’est plutôt déstabilisant, surtout quand on connaît la nature de nos relations.

Parlons d’autre chose. Je vous trouve très beau, tiens.
J’aurais pu apprécier, si je n’avais pas commis une grave erreur : m’asseoir à côté d’une veille. Personne âgée, pardon : pense à voix haute, s'adresse aux protagonistes (le plus souvent en râlant), renifle dés que leurs mains se frôlent, et j'en passe...
Une chose est sûre, ce n'est pas elle qui m'aura aidée à me défaire de mes préjugés !

Et puis, j’me suis découvert une nouvelle passion : regarder les autres dormir*. (Quand on s’ennuie, on s’ennuie.. !)




Retour au nid.
Dans ma valise, P’tit frère.

Un peu flouttée, quand même.

Au programme : promenades, diviX, crèpes, magasins ( je connais tous ceux de jeux vidéos de la ville maintenant!) et achats inutiles.


Le tout ponctué de visites félines**…



… Et de moments d'évasion.

Découvertes et retrouvailles. Avec Yann Tiersen en fond sonore, c'est encore mieux.

D’ailleurs, la fin de La prochaine fois m’attend !

Bon week end à vous !


* J'oublie souvent d’enlever le flash… Pour le chat, c’est pas bien grave, mais pour le p’tit frère, ça aurait pu poser problème.. !
Heureusement, il semble que rien ne peut venir troubler son sommeil.

** Je précise que cette boule de poils n’est pas la mienne. J’sais pas ce qu’il a ce chat, j'sais pas à qui il est, et il s’arrête souvent devant ma fenêtre. Faudrait que j’lui trouve un nom.
Des suggestions ?

dimanche, février 19, 2006

Le désespoir est assis sur un banc.

Dans un square sur un banc
Il y a un homme qui vous appelle quand on passe
Il a des binocles un vieux costume gris
Il fume un petit ninas il est assis
Et il vous appelle quand on passe
Ou simplement il vous fait signe
Il ne faut pas le regarder
Il ne faut pas l'écouter
Il faut passer
Faire comme si on ne le voyait pas
Comme si on ne l'entendait pas
Il faut passer et presser le pas
Si vous le regardez
Si vous l'écoutez
Il vous fait signe et rien personne
Ne peut vous empêcher d'aller vous asseoir près de lui
Alors il vous regarde et sourit
Et vous souffrez attrocement
Et l'homme continue de sourire
Et vous souriez du même sourire
Exactement
Plus vous souriez plus vous souffrez
Atrocement
Plus vous souffrez plus vous souriez
Irrémédiablement
Et vous restez là
Assis figé
Souriant sur le banc
Des enfants jouent tout près de vous
Des passants passent
Tranquillement
Des oiseaux s'envolent
Quittant un arbre
Pour un autre
Et vous restez là
Sur le banc
Et vous savez vous savez
Que jamais plus vous ne jouerez
Comme ces enfants
Vous savez que jamais plus vous ne passerez
Tranquillement
Comme ces passants
Que jamais plus vous ne vous envolerez
Quittant un arbre pour un autre
Comme ces oiseaux.



Jacques Prévert