J'ai feuilleté pour la énième fois Les Fleurs du mal et La nuit remue (Michaux).
Ensuite, j'ai relu Huis clos de Sartre, en espérant à chaque fin de page que mes yeux ne tiendraient pas une page de plus.
Huis clos terminé, je m'ennuie.
Alors, je vais remplir ces fameux questionnaires, qui traînent sur pas mal de blogs.
Commençons par la musique.
# : 3-0 – Les Ogres de Barback
A : A ton étoile – Noir désir
B : By Foot From - Jorane
C : C’est quand le bonheur ? - Cali
D : Depuis toujours – Louise Attaque
E : Everybody knows that you are insane - Queens of the stone age
F : The Frozen world – Emilie Simon
G : Gabriel - Lamb
H : The Heart Asks Pleasure First - Michael Nyman
I : Ironic – Alanis Morissette
J : Je suis venu vous voir – Mano Solo
K : (Pas trouvé !)
L : Lise – Emilie Simon
M : Le Monde entier – Mano Solo
N : Non dits – Olivia Ruiz
O : On the dark side of the Moon - Fleur
P : La Parade – Yann Tiersen
Q : Quand je marche - Camille
R : Rose hybride de thé– Emilie Simon
S : Stay - Jorane
T : La terrasse – Yann Tiersen
U : Unison - Björk
V : Vieil amant – Emilie Simon
W : Would if I could – Melissa auf der Mauer
X : (Pas trouvé)
Y : (Idem)
Z : Rondo alla Zingarese Presto – Brahms
On les trouve presque toutes sur http://www.radioblogclub.com/ , si y en a que vous souhaitez découvrir. (Encore merci monsieur Blue, pour le lien !)
Poursuivons.
1/ Une fois, ma mère a dit « Ah ben ça alors ! » en apprenant que j’avais eu mon bac.
2/ Je n'ai jamais mangé au restau’ tenu par des aveugles, sur Paris. Il a l’air chouette !
3/ Quand j'avais 5 ans, à la cantine, je mâchais ma viande, et puis je la gardais dans mes joues, comme un hamster, pour pouvoir la jeter, après. Je pensais que ça se voyait pas.
4/ Le collège c'était une (très) mauvaise période. Que des mauvais souvenirs. J’ai béni le lycée, ensuite ^^.
5/ Je n'oublierai jamais certains moments, de vrai Partage.
6/ Une fois j'ai rencontré une Oiselle, une Jongleuse, une Fée, une Oursonne, le même jour. Première vraie journée magique. Y en a eu quelqu’unes, après. Avec les mêmes, ou avec d’Autres.
7/ Il y a ce type qui un jour m’a demandé l'heure, mais sa tête m’a fait tellement peur que je suis partie en courrant. (C’est mal.)
8/ Une fois, dans un bar, ma cousine m’a fait rire au moment où je buvais (du thé, hein). Du coup, elle s’est retrouvée trempée.
9/ A midi, je rentre chez moi.
10/ La nuit dernière j’ai dû trop dormir. Voilà le résultat… !
11/ Si seulement on se compliquait moins la vie...
12/ La prochaine fois que j'irai à l'église, ça sera soit pour un mariage, soit pour un enterrement…
Qui a l’intention de se marier bientôt ?
13/ J'aime bien me laisser bercer au fond d’un bus, de la musique dans les oreilles.
14/ Quand je tourne ma tête à gauche, je constate qu’il y a trop de choses qui traînent sur mon bureau.
15/ Quand je tourne ma tête à droite, je vois l’évier.
16/ Tu sais que je mens, parfois.
17/ A la fac, euh, en ce moment, c’est pas la joie !
18/ Si j'étais un personnage de série TV, je ne sais vraiment pas lequel ça pourrait être, j’suis pas fan de séries télé.
19/ Le même jour l'an prochain ... On verra bien !
20/ Le pseudo qui m'irait mieux, j’en sais rien, je me contente de RoseNoire.21/ J'ai du mal à comprendre les maths !
22/ Si je retourne à l'école un jour c’est que la guerre contre le CPE sera terminée...
23/ Tu sais que j’aime bien le thé.
24/ Si je gagne un prix, la première personne que je remercierai : Nala (ma boule de poils) !
25/ J'espère beaucoup (trop ?) de choses… Parait que l’espoir fait vivre.
26/ Suivez mon conseil : ne me faites pas rire quand je bois.
27/ Le meilleur des petits-déj, euh, un chocolat chaud, peut être.
28/ La chanson que j'adore mais que je n'ai pas Vieil amant, d’Emilie Simon, mais je peux l’écouter quand même (voir lien plus haut).
29/ Si vous visitez ma ville natale, y parait que c’est une ville très fleurie, vous me direz si c’est vrai. (Je n’y suis restée que quelques heures : naissance, puis transfert vers un autre hôpital, parce que prématurée.)
30/ Pourquoi personne ne dit
...Là, j'suis pas inspirée ! Les gens ont plutôt tendance à trop parler, alors...
31/ Si vous passez la nuit chez moi ... Y a des chances que je vous prenne en photo pendant que vous dormez si vous ne précisez pas que vous y êtes opposé, avant de vous endormir ^^.
32/ Le monde peut très bien se passer de souffrances. Quoique, non, ça sert parfois, de souffrir. Alors on va dire... de drogues (sauf le chocolat, bien entendu).
33/ Je préfère torcher le cul d'un éléphant plutot que passer une semaine sans musique, ni livres, ni encens.
34/ Le mieux serait que j’aille commencer à me préparer pour aller à l’AG de ce matin.
35/ Eh, au fait, bonne journée !
lundi, avril 03, 2006
Contre l'ennui, les questionnaires.
Publié par
Rose Noire
, à
06:12
6
commentaires
jeudi, mars 30, 2006
Un aprèm midi sous ciel gris.
Mettez le nez dehors, deux heures trente.
Voilà ce que ça donne...
...Le bruit des sirènes toutes les dix minutes, (petite) manif’ oblige.
...Une heure de feuilletage à la Fnac (pleine curieusement pleine d'étudiants ^^)
...Un détour pour cinq minutes magiques, figée, devant la vitrine du luthier.
...Un pervers à doudoune rouge.
...Soixante-dix centimes pour un sourire et une poignée de main.
Et la pluie. Fine, mais constante.
Enfin, des paroles, attrapées au passage :
« France poubelle ! » en boucles [un bourré-désabusé]
« Ah ouais, Rimbaud, j’vois, c’est celui qui a écrit J’accuse ! » [Au rayon Parascolaire, côté Bac de français…]
« Ma maman ne veut pas que je mange des bonbons parce que sinon je vais avoir des canaris sur les dents ! » [Devant un magasin de bonbons :-) ]
Publié par
Rose Noire
, à
19:52
3
commentaires
mercredi, mars 22, 2006
Moments passés.
Lundi. Seule petite ombre au tableau : la fin. (Mais il parait que c'est parce que je ne suis pas romantique..!)
8h, devant la fac. Toujours bloquée, évidemment.
Les résultats des partiels (du premier semestre, hein ! Vous comprenez, il leur faut du temps pour corriger…) sont enfin affichés.
On est un petit groupe devant les portes à supplier les femmes de ménage de nous laisser entrer, juste pour voir nos résultats. Un quart d’heure de négociation.
Et la déception.
J’ai pas mon semestre. A quelques dixième de points de la moyenne.
Validé trois UE sur cinq.
Premier échec à un exam.
Pourtant, j’ai bossé, quand même. Mais pas comme il fallait. Dorénavant, ça ne sera plus que du par cœur bête et méchant.
Maintenant, j'essaye de relativiser.
C’est pas si mal, compte tenu de l’hécatombe générale.
Et puis, peut être qu’on faisant semblant d’y croire, je finirai par y croire vraiment…
Mardi.
Ne pas rester enfermée chez soi, pour éviter la déprime.
Alors, plutôt que de me cacher sous ma couette, j’ai choisi l’obscurité d’une salle de cinéma.
Mémoires d'une geisha.
Que ce soit d’un point de vue esthétique ou narratif : Ma-gni-fique.
Les couleurs, les paysages, le jeu des acteurs, la musique... Larmes aux yeux pendant tout le film, sans vraiment comprendre pourquoi.
Bref, un pur moment de bonheur et d'évasion, à la découverte de la culture japonaise.
Et puis, les Restos, comme tous les mardis soirs.
Ce qui est bien, c’est qu’il y a toujours de l’animation !
Je commence le service. Tiens, le monsieur qui parle toutes les langues sauf le français…
- Are you französisch ? [Mélange anglais-allemand, ça commence bien !]
- Oui oui.
En répondant en français, j’espère qu’il me répondra dans la même langue… Mais non. Il se met à parler allemand à une vitesse pas possible, je ne comprends strictement rien. Alors j’attends qu’il finisse de parler, en pensant que V., lui, il aurait compris.
Quand il se met à me parler arabe, je décide de retourner en cuisine : plus de doute, il est plus qu'un peu alcoolisé, le monsieur...
En débarrassant une table, je m’aperçois qu’un monsieur n’a pas touché à sa part de gâteau.
- Vous préférez peut être un fruit ?
- Non non, merci, c’est gentil.
- Ah, vous n’aimez pas les fruits ?
- Non, c’est que… J’ai plus de dents *grand sourire* !
…Oups…
Publié par
Rose Noire
, à
21:48
5
commentaires
vendredi, mars 17, 2006
Dans la famille Handicapés des mots, je demande la fille.
Une boule dans la gorge, comme à chaque fois.
Appuyer sur le bouton "appeler".
En début de soirée :
- Allo, maman ?
- Oui... *voix endormie*
- J'te dérange ?
- J'étais juste allongée devant la télé.
- Ah. Ben, désolée...
- ...
- Sinon, ça va ?
- Oui, ça va. Et toi ?
- Ben... oui, ça va.
- Et les manif' ?
- Ah, t'as regardé les infos de la région. J'y vais, mais pas à toutes. Hier j'ai eu de la chance, j'suis partie juste avant que les lycéens ne se jettent sur les CRS et que ça dégénère.
- Ok. Bon... Je te passe papa ?
- D'accord. Bonne soirée.
Voila.
C'est tout ce qu'on trouve à se dire. J'essaye d'appeler tous les 10/15 jours, pourtant.
Ne pas briser le fil de communication qu'il reste.
Les gens me regardent bizarrement quand je leur dis que non, je ne rentre pas chez mes parents tous les week ends, mais seulement quelques jours tous les trois ou quatre mois.
Je trouve encore moins ma place avec eux que seule, chez moi. Alors, autant rester ici, et ne déranger personne.
Pourtant, c'est moi qui ai commencé à m'éloigner.
Douze/treize ans, commencer par refuser le "bisou du soir". Début de l'adolescence, il parait.
Début de l'éloignement, surtout.
Rapidement, plus aucun contact physique. La bise, quelques fois, quand il faut sauver les apparences...
Depuis, tout passe par la nourriture, et/ou l'argent.
Aujourd'hui, essentiellement l'argent, vu qu'ils n'ont plus aucun regard sur la nourriture.
Les mots, on en a peur, alors on les fuit.
A part qu'il n'y a pas de relation saine, sans eux.
Le poids des non-dits.
Publié par
Rose Noire
, à
23:03
5
commentaires
vendredi, mars 10, 2006
(S')Essorer.
A travers ma solitude tremble, sans plainte,
Sombre et profonde, une douleur.
Quiétude diurne partiellement feinte.
La nuit, attendre que défilent les heures.
Aux touches noires et blanches s’abandonnent,
Des doigts, flétris par le froid . L’indicible, enfin, résonne.
Sonate pour esprit discornu.
Les mots, eux, ne pansent plus.
Silences, regards, absences… traduisent la Souffrance.
Jamais trop éloignée, son alliée fidèle : l’Impuissance.
J’ai mal à d’Autres, aussi.
Guetter les étoiles quand le ciel s’assombrit.
A la recherche de procédés pour se pardonner [d’exister].
Que l’on m’évapore, j’aimerais...
Une fois brisée, vous découvrirez, sous la coquille,
Une petite fille. Que la vie terrifie.
Publié par
Rose Noire
, à
01:00
5
commentaires
mardi, février 28, 2006
Je suis la jeune fille au(x) cheveu(x) blanc(s).
Bientôt une heure que je tourne en rond.
Personne d’intéressant sur Msn, rien à la télé, pas de chat à embêter.
Endormie comme une masse à 23h pourtant. (Vous comprenez, cinq heures de cours, ça épuise !)
J’sais pas ce que j’lui ai fait, au marchand de sable.
Bon, il me reste quatre solutions :
- taper les cours d’hier
- faire un peu de ménage
- pianoter. Eh oui, un des avantages à avoir une chose électrique à la place d’un vrai piano – les vrais instru’ ont quelque chose d’indéfinissable, semblable à une âme. Non non, j’suis pas folle... Enfin, peut être. - c’est qu’on peut y brancher un casque, au grand soulagement des voisins.
- parler de l'exaltante vie de mes cheveux.
On va commencer par ça.
Il y a quelques temps, j’ai découvert que j’avais un premier cheveu blanc. Enfin plutôt, on l’a découvert à ma place : « Mais… T’ as un cheveu blanc ! Viens, on va voir dans le miroir des toilettes ! »
A part que les miroirs et moi, on n'est pas très amis. Surtout en public.
Une fois rentrée, j’ai pu constater qu’en effet, c’était un vrai, et pas du Tippex. (Tellement pas douée que j’en aurais été capable…). Et il est tellement bien situé qu’on peut pas le louper.
Voilà.
Premier cheveu blanc à 18 ans.
J’espère que les autres attendront un peu.
Passionnant tout ça, n’est ce pas ?
Rassurez vous, je m’arrête là, je m’en vais tuer le temps ailleurs.
Publié par
Rose Noire
, à
04:48
6
commentaires
samedi, février 25, 2006
Avant de rejoindre les bancs des amphis.
Semaine de vacances qui s’achève.
Pour bien terminer la nuit - ou commencer la journée, au choix ! -, une petite note joyeuse.
Premiers jours : bref retour au domicile familial.
Etrange constat : plus ça va, et plus les vêtements de ma mère sont semblables aux miens.
Petit exemple :

A droite : une de ses nouvelles acquisitions. A gauche : mon écharpe - légèrement trouée à force de tirer dessus- qui a bien 1 an et demi/ 2 ans.
Bref, c’est plutôt déstabilisant, surtout quand on connaît la nature de nos relations.
Parlons d’autre chose. Je vous trouve très beau, tiens.
J’aurais pu apprécier, si je n’avais pas commis une grave erreur : m’asseoir à côté d’une veille. Personne âgée, pardon : pense à voix haute, s'adresse aux protagonistes (le plus souvent en râlant), renifle dés que leurs mains se frôlent, et j'en passe...
Une chose est sûre, ce n'est pas elle qui m'aura aidée à me défaire de mes préjugés !
Et puis, j’me suis découvert une nouvelle passion : regarder les autres dormir*. (Quand on s’ennuie, on s’ennuie.. !)


Retour au nid.
Dans ma valise, P’tit frère.
Un peu flouttée, quand même.Au programme : promenades, diviX, crèpes, magasins ( je connais tous ceux de jeux vidéos de la ville maintenant!) et achats inutiles.

Le tout ponctué de visites félines**…

… Et de moments d'évasion.
Découvertes et retrouvailles. Avec Yann Tiersen en fond sonore, c'est encore mieux.D’ailleurs, la fin de La prochaine fois m’attend !
Bon week end à vous !
* J'oublie souvent d’enlever le flash… Pour le chat, c’est pas bien grave, mais pour le p’tit frère, ça aurait pu poser problème.. !
Heureusement, il semble que rien ne peut venir troubler son sommeil.
** Je précise que cette boule de poils n’est pas la mienne. J’sais pas ce qu’il a ce chat, j'sais pas à qui il est, et il s’arrête souvent devant ma fenêtre. Faudrait que j’lui trouve un nom.
Des suggestions ?
Publié par
Rose Noire
, à
06:32
8
commentaires
dimanche, février 19, 2006
Le désespoir est assis sur un banc.
Dans un square sur un banc
Il y a un homme qui vous appelle quand on passe
Il a des binocles un vieux costume gris
Il fume un petit ninas il est assis
Et il vous appelle quand on passe
Ou simplement il vous fait signe
Il ne faut pas le regarder
Il ne faut pas l'écouter
Il faut passer
Faire comme si on ne le voyait pas
Comme si on ne l'entendait pas
Il faut passer et presser le pas
Si vous le regardez
Si vous l'écoutez
Il vous fait signe et rien personne
Ne peut vous empêcher d'aller vous asseoir près de lui
Alors il vous regarde et sourit
Et vous souffrez attrocement
Et l'homme continue de sourire
Et vous souriez du même sourire
Exactement
Plus vous souriez plus vous souffrez
Atrocement
Plus vous souffrez plus vous souriez
Irrémédiablement
Et vous restez là
Assis figé
Souriant sur le banc
Des enfants jouent tout près de vous
Des passants passent
Tranquillement
Des oiseaux s'envolent
Quittant un arbre
Pour un autre
Et vous restez là
Sur le banc
Et vous savez vous savez
Que jamais plus vous ne jouerez
Comme ces enfants
Vous savez que jamais plus vous ne passerez
Tranquillement
Comme ces passants
Que jamais plus vous ne vous envolerez
Quittant un arbre pour un autre
Comme ces oiseaux.
Publié par
Rose Noire
, à
20:57
4
commentaires
mercredi, février 15, 2006
Du rire aux larmes. Ou l'inverse.
Ce matin, une enveloppe matelassée m’attendait sur mon palier.
A l’intérieur, Rue des cascades de Yann Tiersen.
Je m’empresse de mettre le cd dans ma chaîne et de m’installer pour la première écoute, toujours particulière.
Deuxième morceau, des larmes se mettent à couler. Ca ne s’arrête pas.
Je ne comprends rien...
Et soudain, je me souviens. La plaque couleur or, avec son nom gravé dessus, sur la porte "d'entrée". Le cercueil marron clair... Tout remonte, sans prévenir, me rattrape.
Je ne savais pas que ce morceau était de Yann Tiersen.
Quatrième morceau, déjà entendu, aussi. Les TPE de Lara, sur le suicide.
Etrange coïncidence.
J’ai un rapport à la douleur un peu spécial. Je préfère tout affronter d’un coup. Pour (tenter de) m’immuniser.
Alors, j’ai écouté le fameux morceau numéro 2, Rue des cascades, en boucles pendant une demie heure.
Et puis, je me suis rappelée que des camarades faquiens étaient partis mal-bouffer ( : manger au Mac do), et qu’ils n' allaient pas tarder à passer me prendre pour aller en cours.
Respirer, essayer de penser à autre chose. Aux mains, aux bras, aux voix qui ont été là.
« Audrey, qu’est ce que t’as ? Ca va pas ?
- Si si, ça va.
- Ben non… Tu veux pas aller voir un médecin ? T’as perdu tout ton bronzage, c’est flippant ! »
Fou rire.
Publié par
Rose Noire
, à
21:41
5
commentaires
mercredi, février 01, 2006
En attendant mon modem...
Déjà, une grande nouvelle, après deux semaines d'essais, des mails auquels je n'ai pas de réponse; cette nuit à 1h du mat', j'ai enfin réussi à joindre des gens d'Alice !
Commençons par l'attente. Vous savez le "Un opérateur va prendre en charge votre appel, merci de patienter". La dernière fois, avant que le fameux opérateur ne me raccroche au nez, j'avais attendu 15 minutes.
Hier, j'ai eu le temps faire plein de choses : du piano, ma vaiselle, préparer mon sac, des abdos. Je plainds les gens qui n'ont pas de téléphone sans fil.
Durée de l'attente : 45 minutes. Heureusement que cette fois le type n'a pas raccorché..!
Voici l'explication donnée par le monsieur d'Alice : rupture de stock. "Ne vous inquiétez pas, ça ne devrait plus tarder".
Et il a pas pu consulter mon dossier, parce que la base de données avait planté.
Mais bon, ça me rassure un peu : mon modem n'est pas perdu dans la nature.
Bref, si vous cherchez un opérateur, ne choississez pas Alice.
Maintenant y a plus qu'à espérer que le monsieur disait vrai.
Autre bonne nouvelle : on va faire de l'observation en TD de psycho sociale :D, alors que je pensais que l'observation était un privilège exclusif aux étudiants de socio.
Et comme la psycho sociale, c'est une option, et que les gens se sont rués sur l'option psychopatho, on s'est retrouvé à 10 dans un (petit) amphi ^^.
Grand thème à étudier : la transgression.
Une personne a proposé qu'on joue une agression dans la rue, pour voir quelles sont les réactions des gens. (Oui, la personne était très emballée par l'idée de faire de petits scénarios^^.)
Mais j'crois qu'on va opter pour quelque chose de plus soft, comme mettre un portefeuille en évidence sur une table de BU.
Conclusion : quand vous êtes dans un lieu public, agissez en honnêtes citoyens, il y a peut être des étudiants de socio ou de psycho qui vous observe...
(J'voulais parler de l'éboueur-pervers, mais j'ai pas le temps, ni de remettre mon blog à la bonne heure, faut que j'aille en cours ! )
Publié par
Rose Noire
, à
13:44
2
commentaires
samedi, décembre 24, 2005
Les joies de la fac.
Je m'y sens vraiment bien.
La majorité des cours sont vraiment intéressants, même si pour le moment, les profs essayent de nous inculquer les bases. Essentiellement des notions à apprendre par coeur.
Mais contrairement à ce qu'on pourrait croire, la psycho, c'est très varié : psycho du travail, sciences humaines et sociales, physiologie du détenu, neuro... Pas juste psycho patho et psycho clinique, heureusement !
Ca me plaît.
D'ailleurs, il m'est arrivé plusieurs fois de faire des actes manqués (oublier mon portable ou mon écharpe en amphi).
En parlant d'amphis, ils commencent sérieusement à se vider, alors que les premiers partiels ne sont pas encore passés.
Soit les gens se sont trompés de voie, soit ils préfèrent faire la fête. Au choix.
Y a vraiment de tout à la fac : des poufs qui passent leur temps à se remaquiller, des éternels pommés (qui ne comprennent toujours pas comment fonctionne l'emploi du temps ^^), des gens qui posent toujours des questions bêtes (pour ralentir le prof, enfin, j'espère !), des gens qui dorment, qui passent leur temps à dessiner... Toujours quelque chose à observer/écouter.
Bien qu'assez réticente au départ, je commence à m'attacher à quelques personnes. Même si il reste une certaine distance (de séucrité ?).
Un matin où ça allait pas, j'ai décidé de ne pas sortir de mon lit.Un amphi, c'est grand, y du monde, ils verront pas que j'suis pas là.
Quelques heures plus tard, je rallume le "lien avec le monde extérieur", mon portable.
Huit appels en absence, un message. Le même petit monsieur. Adorable.
Pourtant j'étais persuadée de pouvoir disparaître quelques heures sans que personne ne le remarque.
Merci...
J'ai aussi pu faire une importante constatation : la perversion s'étend aux insectes.
Alors que j’attendais patiemment que les portes de l’amphi-de-neuro s’ouvrent, une fille arrive vers moi, l’air paniqué : « Euh, excuse moi, mais y a une ENORME araignée … Elle se dirige vers, euh … sous ta jupe ! »
Je me dépêche de reculer, et regarde par terre. En effet, la bête ressemble plus à une mygale qu’à une araignée.
Et là, c’est la panique, l’araignée-mygale court partout, les gens se mettent à crier ^^. (Je rappelle qu’en psycho, les ¾ des étudiants sont des étudiantes).
Tout cela dure jusqu’à ce qu’une demoiselle prenne son courage à deux mains, et aille écraser la chose.
Ainsi périt l’araignée-perverse.
Publié par
Rose Noire
, à
18:08
7
commentaires
vendredi, décembre 09, 2005
L'après coup.
La semaine dernière a été assez difficile. Je retardais le plus possible le moment de rentrer chez moi : prendre n'importe quel bus, acheter de la nourriture puis la jeter juste après, errer dans les rues ... J'ai même pensé aller aux urgences psy un soir.
Je lui ai écrit, j'ai écrit à ses parents, ça m'a permis de prendre de la distance, de comprendre que ce n'est pas vraiment un abandon. C'est son choix, et ça n'efface rien à ce qu'on a pu partager.
C'est dans cet état d'esprit que je suis allée lui dire aurevoir, du coup ça a été.
Après le déni les premiers jours, puis les jours "à vif", je vais beacoup mieux.
Le combat doit continuer, à sa mémoire.
Publié par
Rose Noire
, à
11:50
10
commentaires
samedi, novembre 26, 2005
.
Je tourne en rond.
Jusqu'à hier soir, je me répétais que c'était qu'un cauchemard, que j'allais bientôt me réveiller, que c'est pas possible. Ca peut pas être la Adeline qui m'attendait au pieds de Notre Dame y a 4 ans.
Ca peut pas être la Adeline, parfois un peu intrusive, que j'ai emmené en haut de ma falaise, la Adeline qui m'a poussée jusqu'à la porte du CMP, (...) , la dernière personne à avoir dormi chez moi, et qui m'a dit "La prochaine fois c'est toi qui viendra voir mon chez-moi, à Noël par exemple" avant que le train ne démarre.
Immpossible.
Alors j'suis allée en cours tout à fait normalement, en souriant et en me disant que c'était rien, que j'allais bientôt me réveiller.
Premier numéro de mon répertoire. J'ai appelé trois fois, en attendant que tu décroches.
A chaque fois c'était le répondeur.
Et puis y a eu la nuit dernière. J'arrivais pas à dormir, alors j'ai allumé mon ordi. Dans mes fichers, un tas de photos de toi, de Madjack, d'Arthur...
Alors j'ai décide de regarder la télé. Une pub des Têtes Raides, les restos du coeur, un reportage sur les chambres de bonne à Paris.
Alors je me suis dit que j'allais essayer de dormir.
Adeline, j'ai l'impression qu'on me poignarde de l'intérieur.
J'ai passé la nuit à hurler, un oreiller sur la tête pour pas réveiller mes voisins.
Depuis je marche, pour avoir moins mal, pour pas trop penser.
D'ailleurs là ça commence à être dur, j'suis au cyber, y a des gens, alors jvais vite payer et retourner marcher.
Publié par
Rose Noire
, à
15:42
5
commentaires
samedi, octobre 29, 2005
La réalité finit toujours par nous rattraper.
Condamnée à reconstuire. A perpétuité .
Rien n'est stable.
Tout est éphémère. Tout.
Il paraît que c'est ça, la vie.
Publié par
Rose Noire
, à
01:52
6
commentaires
mercredi, octobre 26, 2005
Etrange sensation.

J'ai l'impression d'être étrangère à cette maison.
Je découvre plein de petits détails que je n'avais jamais remarqué avant.
Sans les quelques livres qu'il reste dans mon (ancienne) chambre, on pourrait croire que je n'y ai jamais vécu. Pourtant si, deux ans.
Je n'arrive pas à dormir.
Cette chambre, j'y ai passé tellement de temps ... Et pourtant, j'ai l'impression de ne plus vraiment y avoir de repère.
J'ai pas pensé à prendre de cd de violoncelle. Rien pour m'apaiser réellement.
Pas d'encens non plus. ( C'est la misère ^^.)
Tant pis, à la place j'irai "voir" ma falaise, demain.
En été, à son sommet, il y a des gendarmes qui vous disent Ne vous approchez pas trop du bord, hein !
Quand les gendarmes sont absents, des fumeurs de shit s'installent sur les restes d'un blockhaus.
Avec un peu de chance, demain matin, il fera suffisamement froid pour qu'il n'y ait personne.
Juste la Mer.
Publié par
Rose Noire
, à
01:32
1 commentaires
samedi, octobre 22, 2005
De captivité à liberté, il n'y a qu'un pas.
Retour au domicile familial, pour quelques jours.
Je me rends compte à quel point certaines choses ont changé.
Etre passée de l'état de captivité à celui de liberté.
Au tout début, c’était étrange.
L’impression d’avoir trop d’air tout d’un coup. Avoir du mal à se trouver une place.
Voila pourquoi je laissais toujours la fenêtre de ma chambre entre-ouverte, été comme hiver : j’étouffais.
Je réapprends à respirer, progressivement.
Bien sûr, il n’y a pas que du positif.
Je reste particulièrement asociale. Surtout parce que je suis trop idéaliste, et que je tiens peut être un peu trop à ma solitude. J’ai encore pas mal d’efforts à faire ...
Un petit résumé de ces derniers temps, en vrac :
la construction d’un cocon; quelques visites; une alarme incendie à 3h du mat; l’impressionnante désorganisation de la fac; les touches d’un synthé'; un fou qui vous suit en hurlant des choses incompréhensibles; une conférence d’où l' on ressort les larmes aux yeux; des cours, intenses et captivants; les touches d’un synthé; des gens qui vous manquent; quelques jours passés cloîtrée, dans le noir; des rues parcourues de jour comme de nuit, qu’on commence à connaître par cœur; une curieuse découverte : le "pont à prostitués"; du sport, un peu; de l’organisation, beaucoup; des visages, des regards qui commencent à devenir familiers; une appellation : « petite demoiselle du 3ème »…
Je m'arrête là, je vous laisse respirer.
Publié par
Rose Noire
, à
22:57
3
commentaires
lundi, octobre 10, 2005
Suite.
Me revoilà donc, sur blogpost cette fois.
N'ayant pas facilement accès au net pour le moment, les mises à jour risquent d'être irrégulières.
Merci à ceux qui suivront ici.
Publié par
Rose Noire
, à
21:37
1 commentaires

